Prévoyance pour les indépendants et non salariés
En cas de décès, d’incapacité de travail, d’invalidité, ou encore de dépendance !
Protégez vos revenus quand vous ne pouvez plus travailler
Vous êtes artisan, commerçant, profession libérale ou gérant de société ?
Contrairement au salarié dont l’employeur finance une grande partie de la protection sociale, vous êtes seul à la barre en cas de coup dur. Un arrêt de travail, une invalidité ou un décès prématuré peuvent réduire à néant des années d’effort, pour vous et pour votre famille.
Chez MultiSim Courtage & Patrimoine, la prévoyance n’est pas une option : c’est la fondation de tout conseil patrimonial sérieux destiné à un non-salarié. Voyons ce qu’est la prévoyance, en quoi elle est fondamentalement différente de votre complémentaire santé, et comment construire un socle de protection solide adapté à votre statut.
Prévoyance et complémentaire santé : deux protections très différentes
C’est la confusion la plus fréquente chez les indépendants : beaucoup pensent que leur mutuelle santé (complémentaire santé) les protège en cas d’arrêt de travail prolongé. Or il s’agit de deux contrats distincts, qui ne couvrent pas les mêmes risques.
| Complémentaire santé | Prévoyance | |
| Ce qu’elle couvre | Vos dépenses de santé (médecin, dentiste, optique, hospitalisation) | La perte de vos revenus professionnels |
| Ce qu’elle verse | Un remboursement de frais médicaux déjà engagés | Des indemnités journalières ou une rente de remplacement |
| Quand elle intervient | À chaque acte médical, en complément de la Sécu | Quand vous ne pouvez plus exercer votre activité |
| Ce qu’elle ne couvre PAS | Vos charges fixes professionnelles, votre loyer, votre crédit immobilier | Les frais médicaux courants (médecin, pharmacie, optique) |
| Risques couverts | Santé courante et hospitalisation | Incapacité temporaire, invalidité permanente, décès |
| 💡 Exemple concret Vous vous fracturez le poignet. Votre complémentaire santé rembourse les frais de radiologie, de chirurgie et les médicaments. Mais si vous êtes incapable de travailler pendant 3 mois, elle ne compense pas un seul euro de revenus perdus. C’est votre contrat de prévoyance qui prend le relais — à condition d’en avoir un, et que les garanties soient adaptées. |
Pourquoi les travailleurs non-salariés sont-ils particulièrement exposés ?
Le régime de protection sociale obligatoire des TNS (géré par la Sécurité sociale des indépendants — SSI, ex-RSI) offre un niveau de couverture structurellement inférieur à celui des salariés. Quelques chiffres le résument :
| Garantie | TNS — régime obligatoire | Salarié du privé |
| Indemnités journalières (IJ) | Entre 22 € et 63 € par jour* | Entre 50 % et 60 % du salaire brut |
| Délai de carence | 3 jours pour les artisans/commerçants | 3 jours en maladie ordinaire |
| Couverture invalidité | Rente partielle selon taux d’invalidité | Rente + maintien partiel du salaire |
| Couverture décès | Capital décès limité (env. 20 % du PASS) | Capital + rentes aux ayants droit via convention |
* Les indemnités journalières SSI sont calculées sur les revenus cotisés des 3 dernières années. Un chef d’entreprise ou un libéral rattaché à la CIPAV ne bénéficie d’aucune indemnité journalière dans le régime obligatoire.
Ce que cela signifie concrètement : si vous avez un revenu mensuel net de 4 000 € et que vous êtes en arrêt de travail 6 mois, le régime obligatoire peut ne vous verser que 1 300 € à 1 900 € par mois. Pendant ce temps, vos charges fixes — crédit, loyer du cabinet, charges sociales minimales — continuent de courir.
Les trois risques que votre contrat de prévoyance doit couvrir
1. L’incapacité temporaire de travail (ITT)
C’est le risque le plus fréquent. Une maladie, un accident, une opération vous immobilisent quelques semaines à plusieurs mois. Votre contrat de prévoyance vous verse des indemnités journalières dont le montant est défini à la souscription, à partir de la fin de votre délai de carence choisi (30, 60, 90 jours selon votre situation de trésorerie).
Ce qui compte à la souscription : le niveau d’indemnité, le délai de carence, la définition du métier couvert (« profession exercée » ou « toute activité »), et la durée maximale de versement.
2. L’invalidité permanente
Si votre état de santé ne vous permet plus d’exercer votre activité de manière définitive, une rente d’invalidité prend le relais des indemnités journalières. Elle est calculée en fonction du taux d’invalidité reconnu et du niveau de garantie souscrit. Certains contrats incluent une option « maintien du niveau de vie » qui complète la rente SSI de base pour atteindre un pourcentage ciblé de vos anciens revenus.
3. Le décès et la transmission
En cas de décès, un capital ou une rente est versé à vos bénéficiaires désignés. La prévoyance décès peut aussi financer :
- Une rente éducation pour couvrir les études de vos enfants jusqu’à leur majorité ou leur fin d’études
- Une rente de conjoint pour maintenir le niveau de vie de votre époux(se) ou partenaire
- Le remboursement de vos dettes professionnelles pour ne pas mettre en péril l’entreprise
| 🔑 À retenir : prévoyance et santé ne s’excluent pas — elles se complètent Un indépendant bien protégé dispose des deux : une complémentaire santé qui rembourse ses frais médicaux quotidiens, ET un contrat de prévoyance qui remplace ses revenus si l’activité s’arrête. L’un couvre ce que vous dépensez pour vous soigner. L’autre couvre ce que vous ne gagnez plus lorsque vous êtes incapable de travailler. |
L’avantage fiscal Madelin : une prévoyance qui coûte moins cher qu’elle n’y paraît
En tant que TNS (artisan, commerçant, profession libérale rattachée à la SSI, gérant majoritaire de SARL), vos cotisations de prévoyance souscrites dans le cadre d’un contrat Madelin sont déductibles de votre revenu imposable.
Le plafond de déduction Madelin prévoyance pour 2026 est calculé comme suit :
| Plafond Madelin Prévoyance 2026 3,75 % du bénéfice imposable + 7 % du PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) Plafond maximum : 3 % de 8 PASS, soit environ 10 560 € de cotisations déductibles en 2026. PASS 2026 : 47 100 €. Ce plafond s’applique à l’ensemble des cotisations Madelin prévoyance, santé et perte d’emploi. |
Concrètement : si votre TMI (tranche marginale d’imposition) est de 30 %, une cotisation annuelle de 3 000 € ne vous coûte réellement que 2 100 € après économie d’impôt. Le coût réel de votre protection est donc sensiblement inférieur à la cotisation affichée.
Comment calibrer votre contrat de prévoyance TNS ?
Il n’existe pas de contrat universel. Le niveau de garanties optimal dépend de plusieurs paramètres propres à votre situation :
- Vos revenus nets actuels — base de calcul des indemnités journalières cibles
- Vos charges fixes incompressibles — loyer du cabinet, crédit immobilier, charges sociales minimales, salariés
- Votre trésorerie de sécurité — combien de mois pouvez-vous tenir sans revenu ? → délai de carence
- Votre situation familiale — conjoint qui travaille, enfants à charge, patrimoine constitué
- Votre régime obligatoire réel — artisan SSI avec IJ, ou libéral CIPAV sans IJ ?
Un audit de prévoyance sérieux commence par chiffrer votre exposition réelle : quelle somme manquerait-il à votre foyer le mois prochain si votre activité s’arrêtait demain ? La réponse détermine le niveau minimal de garanties à mettre en place.
Mon approche : indépendance et architecture ouverte
En tant que courtier indépendant en assurance enregistré à l’ORIAS (N° 20004870), je ne représente aucun assureur exclusif. Je sélectionne les contrats de prévoyance au sein d’un panel de partenaires soigneusement choisis sur la base des garanties réelles et du rapport qualité/coût, pas des commissions.
Ma méthode pour construire votre protection :
- Étape 1 — Audit de l’existant : analyse de votre régime obligatoire SSI et de vos éventuels contrats en cours
- Étape 2 — Calcul du besoin réel : chiffrage de votre exposition en cas d’ITT, d’invalidité et de décès
- Étape 3 — Sélection des garanties : comparaison des contrats adaptés à votre statut et à votre secteur
- Étape 4 — Optimisation fiscale : intégration dans votre stratégie Madelin globale (prévoyance + santé + retraite)
- Étape 5 — Suivi annuel : révision des garanties en fonction de l’évolution de votre activité et de votre revenu
Questions fréquentes
Ma complémentaire santé me couvre-t-elle en arrêt de travail ?
Non. Votre mutuelle santé rembourse vos frais médicaux. Elle ne verse aucune indemnité en remplacement de vos revenus. Seul un contrat de prévoyance spécifique couvre la perte de revenus liée à un arrêt de travail.
Suis-je obligé de souscrire un contrat Madelin ?
Non, ce n’est pas obligatoire. Mais sans contrat Madelin, vous perdez la déductibilité fiscale de vos cotisations. Un contrat individuel hors Madelin est possible, mais son coût réel est plus élevé pour une protection équivalente.
Que couvre exactement le régime SSI en cas d’arrêt de travail ?
Pour les artisans et commerçants affiliés à la SSI, les indemnités journalières sont versées à partir du 4e jour d’arrêt (si prescription médicale). Leur montant est plafonné et calculé sur les 3 dernières années de revenus cotisés. Les professions libérales rattachées à la CIPAV ne perçoivent aucune indemnité journalière du régime obligatoire.
À quel moment est-il trop tard pour souscrire ?
Plus tôt vous souscrivez, plus vos cotisations sont faibles (la prime de prévoyance augmente avec l’âge) et plus vos garanties sont larges (certaines exclusions médicales sont liées à l’état de santé au moment de la souscription). Un questionnaire médical est généralement exigé pour les garanties décès/invalidité. En cas de pathologie préexistante, des exclusions ou surprimes peuvent s’appliquer.
| Votre protection actuelle est-elle suffisante ? En 20 à 30 minutes, j’audite votre situation réelle et je chiffre votre exposition en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité. Diagnostic prévoyance TNS gratuit et sans engagement → Prenez rendez-vous |