La pandémie du covid-19, à mis le monde, et l’économie en berne. Mais ce n’est pas la seule cause à cela. Ce que certains économistes redoutaient le plus s’est matérialisé. La chute du prix des énergies fossiles !

En effet au début du mois, le baril de Pétrole brut, ou Brent a perdu plus de 25% sur l’ensemble des indices. Ces derniers ont notamment enregistré mi-mars, leur pire chute depuis la guerre du Golfe en 1991. Le plongeon est vertigineux et emporte dans son sillage de nombreuses valeurs.

Il faut tout de même le rappeler, en début d’année, le pétrole avait atteint un pic. C’était quelques jours après l’élimination par les USA du général iranien Qassem Soleimani. Depuis les cours ont perdu plus de la moitié de leur valeur, engendrant un séisme sur les marchés financiers.

Et ce n’est pas tout, les prix du pétrole souffrent aujourd’hui de deux contextes dramatiques.

Le pétrole s’effondre est accentue la crise économique

En première cause, l’offre en Pétrole, du fait que plusieurs géants pétroliers, l’Arabie saoudite et la Russie entre autres, se sont lancés dans une guerre des prix.

Ensuite le ralentissement de la demande, lié à la crise sanitaire du covid-19, qui a totalement sclérosé l’activité économique, suite aux confinements de nombreux pays, et à la réduction drastique des transports. En effet, un ralentissement des voyages et des activités commerciales dans le monde entier pèse sur la consommation.

L’économie en berne en 3 étapes

Tout d’abord, la dernière semaine du mois de février, enregistre la première grosse chute des indices boursiers depuis la crise de 2008 ! les marchés financiers n’ont jamais subi de pertes aussi importante et généralisé depuis la grande crise des sub-primes. C’est à partir de ce moment qu’à réellement commencé le début de la panique boursière.

C’est aussi le début de la propagation de l’épidémie en Europe, qui provoquera la crise sanitaire.

Ensuite à partir du 9 mars, les places boursières mondiales sont emportées par les inquiétudes concernant l’épidémie. Dans le même temps la chute brutale des cours du pétrole, va sonné le glas des quelques valeurs positives du moment. Cette baisse du cours de 30% de l’or noire, est la plus forte depuis la guerre du Golfe .

A peine trois jours plus tard, les marchés financiers sont a nouveau chahutés. La violence de la chute des marchés financiers est à ce point inédite qu’on la voit déjà comme  la pire journée de son histoire.

Depuis le début de l’année 2020, l’indice CAC 40 enregistre un plongeon vertigineux de 34%. Il retrouve ainsi avec son plus bas historique de février 2016.

L’indice CAC 40 a effacé quatre années de hausse en 16 séances !

 La déroute des marchés a tout de même été amplifiée par les propos de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), qui n’envisageait pas alors de grandes proposition pour soutenir l’économie européenne.

Cette journée du 12 mars restera, dans le monde entier comme l’une des plus sanglantes de l’histoire de l’économie.

Quelles leçons et conséquences ?

A ce stade il semble encore un peu tôt pour tiré des conclusions hâtives, mais elles ne seront pas sans conséquences à moyen et long terme. Il y a aussi fort à parié que le ralentissement de l’économie mondiale redessine l’échiquier de la mondialisation.

Dans un premier temps, le commissaire européen Thierry Breton a évoqué une récession pour la zone euro en 2020. 

Jusqu’à présent, les autorités envisageaient une nette baisse de la croissance. Maintenant c’est la première fois que les responsables évoque que le pays, et peut être l’Europe, pourrait entrer en récession.

https://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/le-petrole-encaisse-sa-plus-lourde-chute-sur-une-semaine-depuis-2008-1874811.html#

Damien Patoz, conseils en gestion de patrimoine
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